Discrimination et présomption insidieuse envers les trans


Taboue et souvent fantasmée, la question de la « transidentité » bouleverse la vision binaire et traditionnelle du genre et des identités sexuelles. En France, la vie des personnes trans se heurte à des difficultés au quotidien. Violences et humiliations dans l’espace public, discrimination à l’emploi et dans les entreprises, voyeurisme des médias, obstacles juridiques au changement d’état civil… Qui mesurent le chemin qui reste à parcourir pour qu’elles et ils puissent évoluer dans une société qui leur laisse une place à part entière.

L’homophobie et la transphobie se traduisent souvent par des moqueries, des commentaires désobligeants, des imitations caricaturales, etc. 

Ces commentaires sont souvent faits de manière sournoise ou allusive, comme laisser planer un doute sur un collègue. Lancer de fausses rumeurs, dévoiler l’orientation sexuelle d’une personne sans son consentement ou menacer de le faire, refuser de travailler avec cette personne ou remettre en question ses compétences professionnelles sont autant de facettes discriminatoires associées à l’homophobie et à la transphobie.  Même lorsque les gais, les lesbiennes et les transgenres ne sont pas directement visés par ces incidents, ils en deviennent tout de même les cibles indirectes, car ils se voient imposer des représentations négatives de leur réalité selon le rapport De l’égalité juridique à l’égalité sociale : Vers une stratégie nationale de lutte contre l’homophobie (PDF) de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse. 

« Le genre est une identité sociale, elle n’est pas liée aux organes génitaux. C’est le fait de se sentir homme, femme, les deux, ou aucun des deux. ».

Les relations privées, le harcèlement (sexuel) dans les relations professionnelles ou les infractions visées par d’autres lois ou arrêtés royaux ou qui relèvent d’une compétence communautaire ou régionale ne sont pas visées par cette loi.

Le caractère transgenre de la victime constitue une circonstance aggravante d’un crime de haine. Les crimes de haine impliquant une dimension transgenre peuvent donc être plus sévèrement punis. C’est pourquoi il est capital d’en faire mention en cas de déposition.


De bonnes intentions qui peuvent avoir des conséquences

Une fois étiquetée LBGTQ, la personne se retrouve souvent à devoir répondre à une foule de questions concernant les minorités sexuelles. Or, si cet intérêt part souvent d’une bonne intention, cela peut devenir excessif et désagréable pour la personne concernée.  

La réalité des femmes lesbiennes et bisexuelles

Les femmes ayant fait leur coming out sont souvent la cible de harcèlement, particulièrement dans les milieux de travail traditionnellement masculins. L’idée de « les ramener dans le droit chemin » ou d’insister lourdement pour réaliser certains fantasmes sexuels avec elles est encore chose courante.  

Si quelqu’un est victime de harcèlement ou de comportements sexuels indésirables sur son lieu de travail, la  “loi relative à la protection contre la violence et le harcèlement moral ou sexuel au travail” (1996) est d’application. Dans ce cas, la victime peut s’adresser au conseiller en prévention du service de prévention interne ou externe de l’employeur (ou à la personne de confiance et/ou au représentant syndical).

Dans certaines organisations, les personnes trans sont systématiquement écartées des processus d’embauche et elles sont automatiquement congédiées lorsqu’elles annoncent à leur employeur leur désir de vivre selon le genre auquel elles s’identifient. Dans d’autres organisations, les personnes trans sont appelées « Madame-Monsieur » et elles sont confinées aux toilettes unisexes réservées aux personnes handicapées.

Ces tristes réalités sont trop peu connues, car la plupart des organisations font beaucoup d’efforts pour ne pas mal paraître et pour cacher la discrimination insidieuse qui y perdure encore. On ne dit pas aux personnes trans qu’elles ne sont pas bienvenues dans l’organisation, mais on leur met partout des bâtons dans les roues : « Nous sommes désolés, mais il n’y a pas de jupe en taille XXXL au magasin d’uniformes. »

La loi relative à la lutte contre la discrimination contient également des dispositions pénales. Elle punit également l’incitation à la discrimination, à la haine ou à la violence.

Ça introduit, dans l’idée du public, que les femmes trans sont très majoritaires, alors que ce n’est pas le cas », notamment au sein des associations concernées. « Mais c’est plus spectaculaire, surtout dans une société patriarcale, de montrer un homme qui devient femme. » Pour la sociologue, les journalistes ne font pas assez confiance à leur lectorat. « Ils pensent montrer au public ce qu’il est apte à comprendre, ce qu’on lui expose depuis trente ans. Il y a chez certains médias une flemme au niveau du vocabulaire utilisé, de la représentation. Ils doivent faire l’effort d’interroger leurs pratiques et leur vision des personnes transgenre. » 

Si la société accepte mieux désormais les homosexuelles et les lesbiennes, ce n’est pas encore le cas pour les personnes transgenres. Qui se butent tous les jours à  la discrimination, à  l’intimidation, à  l’intolérance des gens et à  la difficulté de faire accepter leur changement de sexe.

La discrimination peut prendre plusieurs formes. En voici quelques exemples :

  • Une banque a des critères qui rendent très difficile pour les nouveaux immigrants d’obtenir un prêt. Ceci peut être une forme de discrimination en raison de deux motifs de distinction illicite : la race et l’origine nationale ou ethnique.
  • Une personne est automatiquement référée à un second triage dans les aéroports, à cause de la couleur de sa peau. Ceci peut être une forme de discrimination en raison de sa couleur.
  • Un employeur attribue le quart de travail de fin de semaine à ses employés, sans demander s’ils observent le Sabbat qui leur interdit de travailler ce jour-là. Ceci peut constituer une forme de discrimination en raison de la religion.
  • Les exigences de capacité physique d’un employeur sont basées sur la moyenne d’un adulte de 25 ans au lieu d’être fixées en fonction des exigences du poste. Ceci peut être une forme de discrimination en raison de l’âge.
  • Une employée au rendement très satisfaisant annonce qu’elle est enceinte. Son employeur commence immédiatement à trouver des lacunes à son rendement, menant à son congédiement. Ceci peut constituer de la discrimination en raison du sexe.
  • Une politique accorde des avantages pour certains couples mariés, mais pas pour d’autres. Il s’agit peut-être d’un cas de discrimination en raison de deux motifs de distinction illicite : l’orientation sexuelle et l’état matrimonial.
  • Une employée ne peut pas continuer de travailler les quarts de soir ou de nuit, parce qu’elle ne trouve pas de services de garderie pour son enfant. Son employeur refuse de lui accorder la flexibilité des heures de travail de jour. Ce cas peut être une forme de discrimination en raison de sa situation de famille.
  • Un employeur exige que tous ses employés aient un permis de conduire valide. Les personnes qui ne peuvent pas conduire à cause d’une déficience n’ont pas l’occasion de démontrer qu’ils peuvent quand même accomplir les tâches requises, en utilisant le transport en commun, par exemple. La situation pourrait être une forme de discrimination en raison d’une déficience.
  • Une personne se voit refuser un emploi à cause d’une une condamnation qui a fait l’objet d’une réhabilitation ou d’une suspension du casier judiciaire. Ce cas peut être une forme de discrimination basée sur l’état de personne graciée.
  • Une personne se voit refuser un emploi après avoir partagé les résultats de leur dépistage génétique avec un employeur potentiel. La situation pourrait être un cas de discrimination en raison de caractéristiques génétiques.
  • Une politique exige que les personnes s’identifient soit comme homme ou femme. Il peut s’agir de discrimination raison de l’identité ou l’expression de genre.

« La transidentité est le fait chez un individu d’avoir une identité de genre différente que celle assignée à la naissance. Le terme transidentité est le plus actuel et respectueux des personnes trans. On parle de personne cisgenre lorsque le genre assigné à la naissance correspond à son identité de genre.
Le transsexualisme ou transsexualité sont des terminologies issues des qualifications médicales définissant le changement de sexe par une opération de réassignation.
Nous n’utilisons pas ces termes car :

 ils font références à une maladie psychiatrique et ne respecte pas l’identité de la personne trans en réduisant son identité à une opération chirurgicale.

Un défi complexe pour les personnes transsexuelles

Les personnes transsexuelles peuvent faire face à des obstacles supplémentaires. Afin de se protéger, certaines refuseront d’utiliser le prénom qu’elles ont choisi pour leur nouvelle identité sexuelle. Souvent, on ne leur accorde pas les services et les avantages habituellement offerts à leurs collègues, dont les congés nécessaires aux procédures médicales de transition.  De plus, des détails qui peuvent sembler banals de prime abord peuvent devenir particulièrement ardus pour les personnes transsexuelles comme :  l’accès aux toilettes ou aux salles d’habillage, le type d’uniformes ou les codes vestimentaires.  

Faire son « coming out »

La décision de faire ou non son coming out au travail ou à l’université est parfois difficile à prendre. Certaines personnes continuent de dissimuler leur orientation sexuelle ou leur identité de genre parce qu’elles ont peur de nuire à leurs études ou à leur carrière. De plus, dans une situation évidente d’homophobie ou de transphobie, il y a parfois un décalage entre les discours et la réalité. 

 ils induisent en erreur en poussant à définir la personne trans par rapport à une orientation sexuelle ou un sexe alors que les personnes trans se définissent par rapport à leur identité de genre.
(…) Être une personne trans consiste à révéler ne pas être en accord avec le genre assigné à la naissance et souvent le besoin d’adopter, ponctuellement ou définitivement, les comportements et attributs sociaux du genre autre que celui assigné et auquel la personne s’identifie, peu importe son sexe. Ce questionnement sur sa propre identité peut s’exprimer consciemment dès l’enfance, à l’adolescence ou à un âge avancé.

Au-delà de ces étiquettes inutiles entretenues par la culture populaire et une curiosité malsaine, les personnes trans partagent toutes, pour la plupart, un même problème triste et criant : une difficulté réelle à se trouver un emploi et, lorsqu’elles en ont un au moment de leur transition, à le conserver.

De nombreuses recherches ont, en effet, documenté ces difficultés pourtant inacceptables dans une société de droit se disant « évoluée ». Et pourtant !


Pour vivre son identité, sa place dans la société et sur le spectre du genre, certain.e.s personnes doivent réaliser une transition de genre plus ou moins binaire selon leur ressenti. Allant de la simple notification de ce ressenti, à un traitement hormonal ou faire des opérations mais cela relève de la vie intime et des choix personnels de chacun. »


La présomption d’hétérosexualité 

Les personnes hétérosexuelles parlent librement de leur famille, de leurs relations amoureuses et de leurs activités en général. Les personnes LBGTQ hésitent souvent à le faire par peur de provoquer un malaise ou des commentaires déplacés ou de sentir de la désapprobation. Elles évitent le sujet ou s’excluent simplement de la discussion. Or, il suffit parfois d’expliquer cette réalité aux gens pour qu’ils modifient leur approche, leur discours ou leur comportement. Par exemple, demander « As-tu quelqu’un dans ta vie ? » plutôt que « As-tu un chum ou une blonde ? » peut sembler banal, mais démontre néanmoins une ouverture d’esprit. 

A LIRE

A LIRE SUR FAUNES ET FEMMES MAGAZINE

Mode automne hiver : le guide des tendances 2021-2022


Les tendances mode de l’hiver 2021-2022 sont là. Et toutes les fashion addict se posent LA question : mais que porter en hiver ? Heureusement, on est sur le coup et on vous en dit un peu plus sur le style que vous devez adopter pour être pile dans la tendance mode automne hiver 2021-2022.

Tendances Mode
@Presse / vogue.fr

Si vous rêvez d’un hiver cocooning, la mode automne hiver 2021-2022 est là pour vous servir. Cet hiver, les tendances mode automne hiver 2021-2022 sont assez claires : restez au chaud, multipliez les couches et emmitouflez-vous. Mais surtout, restez stylée. 

Les défilés automne hiver nous ont déjà donné quelques idées sur les pièces mode hiver à adopter pendant la saison. L’occasion pour nous d’avoir une petite idée sur ce qu’il va falloir porter cet hiver. Et autant vous dire que l’hiver 2022 sera placé sous le signe du style. 

Quelles sont les tendances mode hiver 2021/2022 ?

Pour vous peindre le tableau des tendances mode automne hiver, on accueille des petites nouveautés et on retrouve des incontournables revisités. about:blank

Vidéo du jour :

Les imprimés triompheront sur le vestiaire hivernal. À commencer par les motifs animaliers, du léopard au zèbre, qui s’imposeront sur des accessoires, des manteaux et des robes. Cet hiver, on ose mixer les imprimés entre eux. Des fleurs avec des pois, des rayures avec des carreaux, du pied de poule avec du tie and dye, tout est permis.

try { new KwankoSDKLoader.getSlot(« S4F72757631921D15 »); } catch(e) {}

Les volumes se la jouent XXL et nous font succomber un peu plus à la tendance de la mode oversize. Veste oversize, pull imprimé ou chemise boyfriend, on pioche dans le vestiaire masculin pour des looks boyish et stylés à la clé.

On oscille entre un style néo-bourgeois avec un tailleur pantalon imprimé et un style rock avec un total look cuir. En bref, on s’amuse avec les pièces fortes de la saison pour se créer un style mode qui nous ressemble. 

Quels sont les indispensables mode de l’automne hiver 2021/2022 ?

Certaines pièces mode se démarquent au rayon des tendances mode hiver 2021. Cette saison, le velours sera indiscutablement l’un des grands incontournables. Sur les pantalons, les robes, les jupes et les vestes, il s’impose. Il se mixe avec des gros pulls doudou, en laine ou en cachemire. 

Les combinaisons pantalons seront LA pièce à adopter cet hiver. Avec un blazer oversize, on craque illico. La robe longue bohème sera elle aussi de la partie, portée avec un gros pull oversize. 

Mode tendance
@Presse / lofficiel.be

Côté manteaux automne hiver, faites place au volume. Peau lainée ou doudoune, qu’importe le modèle, le manteau sera long et XXL. Le manteau en fausse fourrure est une nouvelle fois un indispensable de l’hiver. Symbole d’un esprit vintage dont on raffole, la fausse fourrure est idéale pour passer l’hiver au chaud (et à la pointe de la mode).

Niveau couleurs, cette saison, on aimera le vert sapin, le orange brûlé et le jaune poussin. Le bleu marine, lui, s’impose peu à peu comme le nouveau noir. Les tons pastel seront également au rendez-vous pour adoucir la grisaille de la saison hivernale.

Si le dressing hiver 2022 s’annonce très stylé, le shoesing n’est pas en reste. Les dad shoes, les babies, les boots motardes… les indispensables sont tous là, prêts à affronter la saison fraîche. Exit les cuissardes, les bottes hauteur genoux esprit sixties sont les nouvelles chaussures tendance à adopter tout l’hiver. 

Pour le reste, on vous laisse découvrir nos différents dossiers avec un décryptage des tendances mode hiver, des conseils mode et des sélections shopping réalisées rien que pour vous ! 

Quelles sont les 4 tendances chaussures de l’hiver 2021 ? @-

Soldes Mode unlimited : infos, bons plans, sélection shopping


Cette année les soldes d’hiver débutent le mercredi 12 janvier 2022 et se terminent le mardi 8 février 2022. Elles durent normalement 4 semaines. Les dates des soldes sur Internet sont les mêmes que les nationales, et cela peu importe où se situe le siège de l’entreprise. Continuer de lire Soldes Mode unlimited : infos, bons plans, sélection shopping

Lire la suite

Des madeleines avec une jolie bosse, comme dans notre mythique d’enfance


Tous les produits mis en avant dans cet article ont été sélectionnés indépendamment par nos rédacteurs. Les prix mentionnés dans cet article le sont à titre indicatif et susceptibles d’évoluer. Lorsque vous achetez via nos liens de vente, nous pouvons percevoir une commission d’affiliation.

Des madeleines avec une jolie bosse, comme dans notre mythique d'enfance
@Presse / Des madeleines avec une jolie bosse, comme dans notre mythique d’enfance / @dianaunlimitedfaunesetfemmesmagazine.fr

Gâteau mythique de notre enfance, la madeleine est délicieuse lorsqu’elle est moelleuse, dorée et surtout… bien bombée. On vous livre nos astuces pour la reproduire à la maison.

COMMENT FAIRE DES MADELEINES AVEC UNE JOLIE BOSSE ?

Ne remplissez pas complètement vos moules à madeleines

Des moules trop remplis, c’est l’assurance d’une pâte qui déborde pendant la cuisson. Résultat, vos madeleines sont difformes. Bien que cela n’ait pas d’impact sur le goût, il serait dommage que leur aspect gâche la dégustation. 
Pour éviter cela, remplissez vos moules à madeleines aux ¾, soit l’équivalent d’une bonne cuillère à soupe de pâte. Ainsi, vous aurez des madeleines bien formées.

Découvrez la suite de ce contenu dès aujourd’hui en devenant membre.

Rejoindre le magazine Diana Unlimited

Vos avantages pour seulement 1,99 € par mois :

  • Accédez au contenu premium.
  • Newsletter réservée aux membres.
  • Et d’autres offres spéciales !

Préférez les moules en métal aux moules en silicone

Pour « saisir » vos madeleines et obtenir une croûte dorée, mieux vaut délaisser les moules en silicone, au profit de ceux en métal. En effet, ces derniers conduisent bien mieux la chaleur que les empreintes siliconées. De ce fait, vous aurez un meilleur contraste entre l’intérieur et l’extérieur de vos gâteaux.
Si vous n’en possédez pas, il est quand même possible de réussir des madeleines avec un moule en silicone. Vous n’aurez qu’à prolonger la cuisson de quelques minutes, pour obtenir une belle coloration. 

Utilisez la fonction convection naturelle du four

Si la cuisson à chaleur tournante est rapide et homogène, vous verrez que la convection naturelle donnera de bien meilleurs résultats pour les madeleines. En effet, ce mode de cuisson permet une diffusion de la chaleur à la verticale, grâce aux résistances situées en haut et en bas du four. Il favorise ainsi la « pousse » des pâtes, ou dans le cas des madeleines, de leurs bosses. 
De plus, l’air pulsé par la fonction chaleur tournante pourrait déformer vos gâteaux. Faites le test avec des muffins et des madeleines, vous verrez qu’ils pousseront de travers. 

Enfournez vos madeleines sur la grille du four plutôt que sur la plaque

Cette petite astuce, qui peut sembler facultative, joue pourtant un rôle essentiel dans la répartition de la chaleur. Souvenez-vous, on cherche à obtenir une cuisson verticale pour faire lever nos madeleines. Or, si on utilise une plaque, la chaleur ne pourra pas monter correctement. À l’inverse, avec une grille, elle aura tout le loisir de se diffuser pour aider les madeleines à pousser.

Provoquez un choc thermique

Le voilà, le secret de cette fameuse bosse ! Pour arriver à la former, il faut créer un choc thermique entre la température de la pâte crue et la chaleur du four. Il est donc conseillé de préparer la pâte à madeleines à l’avance, voire la veille, pour la laisser reposer 12 h au réfrigérateur. Le lendemain, enfournez d’abord vos gâteaux à 210°C, puis lorsque la bosse s’est formée, baissez la température à 180°C. Laissez cuire une dizaine de minutes, le temps de terminer la cuisson. Vous obtiendrez ainsi des madeleines moelleuses, bossues à souhait.

Faites quelques essais

En pâtisserie, le résultat peut différer selon les personnes, les fours, et le matériel, même en suivant scrupuleusement les instructions. C’est pourquoi on vous conseille de réaliser plusieurs essais pour trouver la recette parfaite. 
Concernant les madeleines, gardez à l’esprit que le choc thermique est essentiel. Ensuite, libre à vous de choisir la température et la durée de cuisson qui vous conviennent. Christophe Michalak préconise, par exemple, d’enfourner les gâteaux à 200°C, puis d’éteindre aussitôt le four. Une fois la bosse formée, il faut alors rallumer le four à la même température. Les madeleines sont cuites quand elles sont bien dorées. Pierre Hermé préfère, quant à lui, une précuisson à 240°C, avant d’abaisser la température à 220°C. 
Conclusion : à vous de trouver ce qui fonctionne pour vous. 

LA RECETTE DES MADELEINES  

Préparation : 10 min
Cuisson : 15 min

Pour 4 personnes

  • 150 g de beurre + un peu de beurre pour les moules
  • 5 cl de lait
  • 25 g de miel toutes fleurs
  • 2 gros œufs 
  • 100 g de sucre en poudre
  • 150 g de farine 
  • 1 sachet de levure chimique
  • 2 cuil. à soupe d’eau de fleur d’oranger

Faites fondre le beurre. 
Faites chauffer le lait et le miel sur feu doux, sans les faire bouillir.
Fouettez les œufs avec le sucre, jusqu’à ce que le mélange blanchisse.
Versez le mélange lait-miel sur les œufs blanchis, puis ajoutez la farine et la levure. 
Incorporez enfin le beurre fondu, puis l’eau de fleur d’oranger. Mélangez pour lisser la pâte.
Réservez-la 12 h au réfrigérateur.
Préchauffez votre four à 210°C en mode convection naturelle.
Beurrez des moules à madeleines. Remplissez chaque alvéole aux ¾ de pâte. 
Enfournez 5 min. Une fois que la bosse est formée, baissez votre four à 180°C. Poursuivez la cuisson 10 min. Vos madeleines doivent être bien gonflées, avec une jolie couleur dorée.
Sortez-les du four, mais attendez quelques minutes avant de les démouler. Laissez-les refroidir sur une grille, ou servez-les encore chaudes.

Notre conseil : comme Marcel Proust qui aimait déguster ses madeleines trempées dans du thé, accompagnez vos gâteaux d’une délicieuse boisson chaude d’automne.

A CHACUN SA MADELEINE DE PROUST

L’avantage des madeleines, c’est que la recette peut être personnalisée selon les goûts. À la fleur d’oranger, au citron, ou fourrées à la confiture comme dans notre enfance, elles raviront petits et grands. D’autres, préféreront encore aromatiser la pâte au cacao, à la pâte de pistache, voire au thé matcha pour les amateurs·rices. 
De plus, la madeleine n’est pas seulement réservée au goûter, elle peut aussi faire son apparition à l’apéro. Il vous suffit, pour cela, de ne pas sucrer la pâte, puis d’y incorporer du fromage, des olives ou des lardons… 
Faites maison, les madeleines sucrées ou salées sont toujours un régal.

COMMENT CONSERVER LES MADELEINES POUR FAIRE DURER LE PLAISIR PLUS LONGTEMPS ?

Si vous avez réussi à ne pas engloutir toute la fournée d’un coup (félicitations), vous pourrez conserver vos madeleines jusqu’à 8 jours au frais. Pour cela, attendez que vos gâteaux soient complètement refroidis, puis enfermez-les dans une boîte hermétique, en verre ou métal. Il ne vous reste qu’à la stocker au réfrigérateur, et le tour est joué.


8 erreurs que l’on fait tous en faisant un gâteau

Gâteau trop plat, trop dense, qui déborde, ne se démoule pas, ou qui est rempli de trous, sont des désagréments qui peuvent arriver au plus grand des pâtissiers / des pâtissières ! Pour y remédier, voici 8 conseils à suivre à la lettre pour ne plus jamais louper un gâteau.

UN MOULE INADAPTÉ

@Getty

Avant de se lancer dans la réalisation d’un gâteau, il est préférable de choisir le bon moule. Si le moule à manqué, le plus basique de tous (moule rond standard), est celui qui convient à peu près à n’importe quelle pâte à gâteau (gâteau au yaourt, quatre-quarts, gâteau tatin, brownies, etc), d’autres desserts demandent un moule spécifique. C’est le cas du cheesecake qu’il est préférable de réaliser dans un moule à charnière, pour le servir directement sans avoir besoin de le démouler entièrement (le moule à charnière est un moule composé de deux parties : un fond et un cerclage, qui peut se retirer après cuisson). Autre gâteau, autre moule spécifique : le layer cake. Dans le cas du gâteau à étages, mieux vaut glisser sa pâte dans un moule étroit et haut, pour être certain d’avoir un dessert qui aura suffisamment de hauteur. Mais d’autres moules spécifiques existent : bundt pan, moule à cake, angel cake, kouglof, savarin, etc. A choisir en fonction de sa recette.


DES OEUFS QUI NE MONTENT PAS

@Getty

Le problème des blancs d’œuf conservés au réfrigérateur est qu’ils montent moins bien. On n’oublie pas de les sortir à l’avance pour qu’ils reviennent à température ambiante avant de réaliser le gâteau. Ou mieux, on les laisse toujours à l’extérieur, puisque les œufs n’ont, de toute façon, pas besoin d’être conservés au frais !


L’APPROXIMATION DES MESURES

On ne va pas se mentir, mesurer les ingrédients est un aspect primordial de la réussite d’un gâteau. Evidemment, si on est un.e pro, habitué.e de la mesure « à l’œil », et que le résultat nous convient, il n’est pas nécessaire de changer son fonctionnement. Mais si, au contraire, on débute et qu’on n’a absolument aucune idée des mesures, ni de la consistance que doit avoir la pâte, dans ce cas, mieux vaut faire confiance à une balance de cuisine !


L’ATTENTE TROP LONGUE

@Getty

Il ne faut pas oublier que la réussite d’un gâteau dépend de la chimie et des réactions entre les ingrédients. On évite donc de verser le sucre sur les œufs sans mélanger immédiatement l’ensemble, sous peine de voir le sucre « cuire » les œufs et les faire coaguler. Sur le même principe, une fois que la pâte à gâteau est prête, il est inutile de la laisser reposer, alors que la levure, au contact des éléments humides, a déjà commencé son travail.


UN APPAREIL NON-HOMOGÈNE

@Getty

Il va sans dire que l’appareil (la pâte à gâteau) se doit d’être homogène avant cuisson. S’il y a des grumeaux, on continue de battre l’ensemble, et on n’hésite pas à utiliser une maryse pour racler son bol jusqu’au fond et ainsi éviter les amas de farine ou de sucre.


UN GÂTEAU TROP DENSE

@Getty

Il ne faut pas battre sa pâte trop longtemps sous peine de voir le gluten contenu dans la farine se développer, et aboutir à un résultat trop compact. Une fois que l’appareil est homogène, on arrête de le mélanger et on peut le mettre en cuisson.


UN GÂTEAU TROP PLAT

@Getty

Si les quantités ont été respectées, et que la levure n’a pas été oubliée, on a peut-être fait cuire sa pâte à gâteau dans un moule trop grand. Résultat, on se retrouve avec un gâteau très bon, mais tout raplapla. La quantité de pâte doit être adaptée à la taille du moule.


LE GÂTEAU N’EST PAS DORÉ UNIFORMÉMENT

@Getty

La chaleur dans le four n’est pas toujours constante, le fond peut parfois mieux chauffer que l’avant. Dans ce cas, on n’hésite pas à tourner son moule en cours de cuisson.


À LIRE ÉGALEMENT

NOS ABONNÉES AIMENT


Entre la mode et le genre : trans, beauté et goilre

LA TENDANCE DE LA MODE ET LES MANNEQUINS TRANSGENRES

UGG AUSTRALIA X STYLIST MAGAZINE

L’histoire de la marque Asos

femme

Boohoo, la marque chouchou des influenceurs,

2 réflexions sur “Discrimination et présomption insidieuse envers les trans

Votre commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.