L’investissement immobilier locatif : mythe ou réalité ? pensez aux commerces, c’est ultrarentable


Boutique de centre-ville ou de périphérie, petit plateau de bureaux : découvrez les atouts et les risques des murs tertiaires.

Investir dans l’immobilier locatif, c’est bâtir un patrimoine solide et durable, percevoir des loyers et même bénéficier d’avantages fiscaux. Pour concrétiser ce projet, il vous faut acheter un logement, sélectionner un locataire, gérer le bien et suivre toute une série de règles et de formalités.

Pour vous aider, je vous propose des conseils pratiques. Au programme : le financement de votre investissement, le calcul de la rentabilité, le choix du logement (neuf, ancien, maison, appartement, parking, etc.), la fiscalité immobilière, la gestion locative… Sans oublier les réductions d’impôts ! 

Emprunter est toujours avantageux pour financer un investissement locatif. Vous augmentez votre pouvoir d’achat immobilier, vous faites baisser vos impôts. Et vous protégez votre famille.

Un investissement dans l’immobilier locatif peut se financer comptant. Dans ce cas, vous payez le bien et vous le louez pour percevoir des loyers. Pour mener cette opération à bien, il vous faut disposer des fonds nécessaires. Une fois le logement acheté et mis en location, vous percevez des loyers. Ces derniers augmentent vos revenus et sont soumis à l’impôt. Autre possibilité : recourir à l’emprunt, une opération gagnante notamment sur le plan fiscal. 

Un placement rentable et bénéficiaire. 

Deuxième bonne raison de financer un investissement immobilier locatif à crédit : le taux d’intérêt du prêt est le plus souvent inférieur au taux de rendement brut de votre placement immobilier. Si vous ajoutez la rentabilité en capital au rendement locatif, la rentabilité nette globale est supérieure au coût de votre emprunt. En clair : vous êtes bénéficiaire. Une tendance particulièrement nette depuis le mouvement de chute des taux immobiliers entamé depuis 2011.

Immobilier : fiscalité optimisée.  

Troisième argument : les intérêts d’emprunt sont déductibles des loyers lorsque vous déclarez ces derniers aux impôts, ce qui optimise votre fiscalité. Cette très intéressante possibilité est ouverte aux investisseurs en location vide comme en location meublée. Par ailleurs, le crédit immobilier est presque toujours associé à une assurance décès-invalidité, ce qui sécurise l’opération.

L’intérêt du crédit. 

Souscrire un prêt immobilier reste la meilleure façon de financer un investissement locatif. Logique : le crédit fait effet de levier. Il vous permet de devenir propriétaire d’un bien qu’il est plus difficile de payer cash. Vous pouvez ainsi financer le logement tout en plaçant vos fonds sur d’autres supports. Notez que l’immobilier locatif est le seul placement finançable par un emprunt. Les banques ne vous prêteront pas d’argent pour acheter des actions…

Très attachée à la satisfaction de ses clients, l’entreprise propose une offre unique et personnalisée qui répond à leurs différents besoins et qui, surtout, place la rentabilité de l’investisseur au centre de son fonctionnement. Investissement Locatif a bâti son succès sur sa réputation (avec de très nombreux avis en ligne) et sur le bouche-à-oreilles de ses clients.

En effet, Investissement-locatif.com propose une prestation clé en main qui comprend à la fois le choix du meilleur régime de location, la chasse de l’appartement, l’optimisation du plan, le suivi de la rénovation, la décoration et l’ameublement, la mise en location et gestion locative.

Quels sont les différents types d’investissement immobilier ? Comment s’y prendre pour dénicher un bon investissement immobilier ? Comment le rentabiliser ? Quels sont les risques liés aux opérations immobilières ? Qu’en est-il de la fiscalité du patrimoine et des revenus immobiliers ?

Les taux d’intérêt sont au plus bas, le marché ne cesse de croître, et de nombreux biens alléchants attendent patiemment l’investisseur qui saura les dénicher. Mais avant de profiter de toutes ces opportunités, encore faut-il prendre le temps de vous informer pour éviter les déconvenues.

Il existe différentes façons d’investir dans l’immobilier et de multiples types de biens. En fonction de votre profil d’investisseur, et à condition de faire preuve d’un peu de persévérance, vous devriez donc parvenir à dénicher de bonnes affaires.

Voici 10 conseils que vous devez suivre si vous espérez optimiser votre investissement :

  • Multipliez les recherches et faites moins de propositions. Il est conseillé de visiter un grand nombre de biens immobiliers avant de vous décider à acheter. Il existe de nombreuses façons de rechercher le bien immobilier idéal dans lequel vous pourrez investir. Internet permet ainsi d’accéder à une foule d’informations en rapport avec une grande variété de biens immobiliers. Vous pouvez par exemple, vous renseigner sur l’environnement, la réputation de la ville, la proximité de casinos ou d’aéroports, etc. Si trop de biens sont disponibles dans la zone, alors la situation risque d’être compliquée à gérer. La qualité des infrastructures est aussi d’une grande importance, tout comme l’activité économique. Mais le web ne suffit pas, vous devez aussi vous rendre sur place pour discuter avec les gens du coin et vérifier la qualité des biens immobiliers. De cette manière, vous pourrez plus aisément savoir à quoi ressemblera le coin dans une dizaine d’années par exemple. Vous devez surtout vous focaliser sur les commerces, les écoles et les transports. L’environnement est un facteur d’attractivité crucial pour les biens immobiliers, surtout s’ils sont destinés à être loués.
  • Trouvez un vendeur qui souhaite vendre rapidement. Vous serez en position de force pour négocier, et augmenterez vos chances de faire une bonne affaire. L’objectif est ici d’avoir un bénéfice dès que vous achetez le bien immobilier sans avoir à attendre la revente. Si le prix d’achat initial est trop élevé, vous aurez bien du mal à rentabiliser vos investissements (même avec une gestion exemplaire !). L’état du marché au moment de la revente ne peut être connu à l’avance, raison pour laquelle vous devez mettre toutes les chances de votre côté dès le départ. Vous focaliser sur la rentabilité immédiate vous permet donc de limiter vos risques futurs.
  • Choisissez votre cible avec attention. Sélectionnez le type de bien immobilier correspondant à votre profil d’investisseur, ainsi qu’au type de locataire que vous souhaitez attirer. Ce travail préliminaire vous évitera de faire bien des erreurs. Les petites surfaces par exemple sont très appréciées des étudiants. L’emplacement est également un paramètre que vous devez prendre en compte, car il est étroitement lié à la cible que vous visez.
  • Achetez à proximité de chez vous (ou dans un endroit que vous connaissez bien). De cette manière vous saurez vraiment ce que vous êtes en train d’acheter et cela sera un atout pour intervenir plus aisément en cas de problème. Si vous assurez la gestion locative de votre bien immobilier vous-même, cela sera un vrai plus. Vous reconnaîtrez que faire tout un voyage pour résoudre un petit problème locatif n’est pas vraiment l’idéal !
  • Mettez en place une équipe. Vous ne pourrez pas réussir à grande échelle sans vous entourer d’un notaire, d’un comptable, et d’un agent immobilier. Avoir les bons artisans sous la main est également nécessaire, tout comme s’entourer d’architectes, d’assureurs, et plus généralement de tous les mentors et de toutes les personnes maîtrisant les rouages de l’investissement immobilier locatif.

Certaines personnes prennent la décision d’investir avec un partenaire, mais vous devez vous assurer :

  • D’être complémentaires ;
  • D’être capables de discuter de façon saine à propos d’une idée ;
  • De pouvoir travailler et vous partager équitablement les bénéfices ;
  • D’avoir les mêmes attentes ;
  • D’avoir les mêmes valeurs.
  • Oubliez l’instinct. En matière d’investissement locatif, vous devez analyser rationnellement les choses. Pour mettre toutes les chances de votre côté, faites une liste des différents critères que vous recherchez. Cette dernière vous évitera de tomber sous le charme de n’importe quel bien et de vous y lancer à corps perdu sans de bonnes raisons. En temporisant, vous remarquerez parfois quelques détails utiles pour négocier le prix du bien que vous souhaitez acquérir.
  • Entourez-vous de bons gestionnaires. La gestion est une affaire sérieuse qui ne laisse pas de place à l’improvisation. Une mauvaise gestion peut faire couler votre affaire en un rien de temps. Même si au départ vous avez prévu de gérer vous-même le bien immobilier, il est toujours conseillé de prévoir dans vos finances une marge pour confier le travail à un professionnel.
  • Étudiez la rentabilité. Calculer la rentabilité d’un bien immobilier reste le meilleur moyen d’éviter les mauvaises surprises. Si la rentabilité est inférieure à 6% net après déduction des impôts, cet investissement peut être à éviter. Aussi vous devez prendre en compte deux paramètres que sont le loyer potentiel et le loyer futur. Le premier est celui que vous pouvez obtenir en procédant à des changements mineurs. Le second est celui que vous pourrez obtenir à l’avenir en vous fondant sur l’évolution du bien et de son environnement. Néanmoins, n’oubliez pas que dans certaines situations, certaines dispositions légales peuvent limiter vos marges de manœuvre. Vous devez également prendre en compte les frais relatifs à l’entretien, car ils seront plus élevés dans le temps. Retenez que plus un bien immobilier vieillit et plus il nécessite d’être entretenu.
  • Faites le nécessaire et informez-vous. Vous aurez besoin de faire assurer le bien immobilier. Faire appel à un avocat en ce qui concerne le volet légal est donc indispensable. L’actualité peut aussi être une bonne source d’information, car vous pourrez facilement y découvrir plein de choses utiles à propos du bien immobilier que vous souhaitez acquérir.
  • Financez sans oublier que vous investissez dans l’immobilier locatif. Quelquefois, cela peut prendre un temps plus ou moins long pour trouver le financement nécessaire. Pour ne pas laisser passer une opportunité, vous devez vous assurer au préalable de disposer des ressources nécessaires, et notamment d’une capacité d’emprunt suffisante.

Dans quel bien immobilier investir ?

Si vous souhaitez investir des capitaux dans l’immobilier, la pierre reste la meilleure solution, mais encore faut-il choisir les bons biens.

L’idéal serait d’opter pour les petites surfaces et ceci pour de multiples raisons :

En dehors des petites surfaces, vous pouvez également investir dans les parkings. La mise de départ n’est pas très élevée et la rentabilité suit assez rapidement. Le marché est très demandeur et vous ne regretterez pas d’y investir des capitaux.

  • La demande est forte. Le marché est toujours en demande et vous n’aurez aucun mal à mettre ce type de biens en location. Les étudiants restent une cible de choix.
  • L’investissement est raisonnable. Les prix pratiqués pour ces petites surfaces sont assez accessibles. Il est donc conseillé d’investir dans plusieurs logements afin de diversifier votre patrimoine et de sécuriser vos avoirs.
  • Une bonne rentabilité. Puisque la plupart des studios sont situés dans des régions où la demande est très forte, il est assez facile de rentabiliser votre investissement dans le temps.

Investir dans l’immobilier : quelques pistes

Certaines personnes optent pour l’investissement dans les beaux quartiers. Seulement, ce n’est pas toujours payant. Vous tirerez plus d’avantages d’un petit studio situé dans une zone à fort trafic que d’une maison située dans un beau quartier.

Aujourd’hui, il est possible de bénéficier de plusieurs facilités comme la Loi Pinel, même si son efficacité à ce jour peut être discutée. Quant à la question de savoir où investir, vous devez absolument opter pour une ville avec un dynamisme élevé. Ce n’est que de cette manière que vous pourrez vous assurer une bonne rentabilité.

En tant que personne active, il est important de se constituer une épargne. Si de nombreuses possibilités en matière d’investissement immobilier existent, le locatif est recommandé. Grâce à cette approche, il est en effet plus facile de constituer votre patrimoine et de le faire grandir au fil du temps.

Quelques personnes ont recours à des intermédiaires, mais est-ce une bonne option ? 

Tout dépend, mais quelques propriétaires préfèrent déléguer les différentes démarches administratives. Cette option permet de vaquer à d’autres occupations tandis que quelqu’un s’occupe de la recherche des locataires. Comme il est possible de l’imaginer, l’intermédiaire sera rémunéré pour les services rendus. Vous devrez donc peser le pour et le contre avant de trancher.

Location vide

Cette option est a priori la moins risquée, mais elle pourrait bien aussi être la moins rentable. En effet, vous ne pourrez pas louer un bien immobilier vide au même tarif qu’un meublé. Le principal avantage de ce type de location réside donc dans la faiblesse des frais relatifs à la gestion et à l’entretien.

Quel type de location choisir ?

En ce qui concerne l’immobilier locatif, vous aurez principalement à choisir entre la location vide ou meublée. Chaque option possède ses particularités et vous devez absolument les connaître avant de vous lancer.

Location meublée

En louant un bien immobilier meublé, vous en tirez de nombreux avantages comme :

  • La rentabilité. Le loyer est plus important, la rentabilité l’est donc également. Pour rappel, pour déterminer votre rendement locatif net, vous devez absolument soustraire les différentes taxes et charges.
  • La fiscalité. En tant que loueur en meublé non professionnel (LMNP), vous pouvez bénéficier de réduction d’impôts sur la moitié de vos revenus locatifs. De cette manière, il est plus aisé de déduire les charges et les recettes issues de la location.

5 niches immobilières dans lesquelles investir

  • La résidence senior. C’est l’un des placements les plus rentables. La population est âgée et vous pouvez profiter de cette opportunité. Les résidences seniors proposent des logements pour les personnes du troisième âge, mais également une panoplie de services complémentaires. L’avantage de la résidence senior reste son coût plus accessible que la maison de retraite, mais également son plus grand confort.
  • La rénovation de vieux biens immobiliers. Procéder à l’achat d’un bien immobilier qui ne peut pas être habité dans son état et le rénover permet d’avoir des réductions d’impôts. En mettant en location le bien, vous pourrez plus facilement déduire le montant des travaux du loyer.
  • Les résidences étudiantes. La demande est très forte de ce côté et a l’avantage d’être durable. Il y a de plus en plus d’étudiants pour peu de logements disponibles, et vous pouvez donc profiter de cette tendance en vous plaçant sur ce marché.
  • Le viager. Cette option d’investissement existe depuis longtemps et reste très attractive si vous souhaitez investir des capitaux. Attention cependant, vous n’aurez une idée de votre rentabilité qu’au décès du vendeur. Les honoraires du notaire sont également fonction de la valeur du bien immobilier considéré.

Coup d’œil sur la Loi Pinel

Vous avez la possibilité d’acheter un nouveau ou ancien logement et de le rénover pour bénéficier de tous les avantages de cette loi. La seule condition est que le bien que vous souhaitez louer doit se situer dans l’une des zones Pinel et le loyer doit être encadré par la loi.

Si vous souhaitez investir dans l’immobilier et en tirer le plus d’avantages, il est important de connaître quelques principes. En matière de législation par exemple, vous devez vous approprier tous les contours de la Loi Pinel. Cette disposition légale mise en place le 1er janvier 2015 vise à donner un coup d’accélérateur dans le domaine de la construction des nouveaux logements en France. Grâce au dispositif Pinel, vous pourrez donc bénéficier d’un allègement fiscal (de 12%, 18% ou 21%) en fonction de la période d’engagement (6, 9 ou 12 ans).

Pour conclure

Si vous souhaitez placer votre argent et le faire fructifier de façon durable, investir dans l’immobilier est certainement la meilleure chose à faire. Ce n’est pas pour autant facile ni évident, car vous devez prendre en compte de nombreux paramètres. Il s’agit entre autres des atouts, des inconvénients, mais aussi des risques inhérents à l’investissement locatif. Toutes les cartes sont désormais entre vos mains !

A LIRE SUR FAUNES ET FEMMES MAGAZINE

Jean-Jacques Bourdin, en juin dernier. (Joel Saget/AFP)
French TV host and journalist Jean-Jacques Bourdin poses during a photo session at the head office of BFMTV in Paris, on June 17, 2021. (Photo by JOEL SAGET / AFP)

Jean-Jacques Bourdin: Enquête ouverte pour des soupçons d’agression sexuelle


Le Parisien révélait samedi matin qu’une plainte pour agression sexuelle avait été déposée mardi 11 janvier au commissariat du XVIe arrondissement de Paris à l’encontre de Jean-Jacques Bourdin par une ancienne journaliste de RMC et BFM. Continuer de lire Jean-Jacques Bourdin: Enquête ouverte pour des soupçons d’agression sexuelle

Le côté désintéressé de la force : Les femmes au cœur de la vérité


L’opinion la plus commune veut que nous agissions toujours pour satisfaire un intérêt particulier. Ce serait donc, en un sens, l’égoïsme qui nous déterminerait à agir. La rubrique des « faits divers » ne confirme-t-elle pas d’ailleurs cette première impression, qui décline dans les plus hautes sphères de l’État, politiques, administratives et financières, et à travers les plus attristants scandales, sempiternellement le même fléau, celui, bien sûr, de la corruption ?

Le côté désintéressé de la force : Les femmes au cœur de l'innovation
@Presse / moneytalksnews.com

C’est dire comme jusque dans nos actions prétendument les plus désintéressées plane le plus inquiétant soupçon touchant leur rectitude morale. Pourtant, s’il est clair que nous serions bien naïfs de croire les hommes toujours sincères en leur aveu de vertu, faut-il pour autant renoncer à penser, premièrement la nature propre de l’action morale, et deuxièmement la possibilité d’une telle action ? Les hommes sont-ils absolument incapables de sacrifice, d’abnégation, de charité librement consentie ?

Que penser, alors, des héros, des martyrs et des saints ? Ne sont-ils que des imposteurs et des prestidigitateurs tentant vainement de maquiller leurs désirs, condamnés à agir encore et toujours par intérêt ? Mais dans ce cas, comment expliquer qu’ils aient pu délibérément choisir de se perdre ? Il y a là un problème qui mérite toute notre attention, et qui nous amènera pour ainsi dire à jouer Mandeville et Smith – et dans leur sillage Bentham – contre Kant. D’un côté donc la passion et son utilité sociale, l’égoïsme, que Luther déjà inscrivit au cœur de la réalité humaine, et de l’autre la vertu, le désintéressement et l’hypothétique force de l’idée du devoir vers quoi tend ce qui seul semble pouvoir la fonder, à savoir l’idée d’une force de l’idée [1]

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La vérité est une valeur honorée dans nos sociétés. Depuis que nous sommes enfants, la communauté nous répète qu’il faut dire la vérité. Mais pourquoi la vérité est-elle toujours demandée et recherchée? Le terme de vérité est un terme difficile à appréhender, son sens fluctuant dans l’histoire de la philosophie.

Une recherche de la vérité doit donc s’accompagner d’une réflexion critique, ce que la philosophie permet de faire.
Si il y a toujours des passions qui sous-tendent la recherche de la vérité, il est néanmoins nécessaire de les maîtriser et d’en prendre conscience.

Psychologies : Qu’est-ce qui vous a conduites, l’une et l’autre, à interroger la force des femmes ?

Sophie Cadalen : On a beau considérer l’égalité des sexes comme un acquis indiscutable, femme et pouvoir continuent d’être des termes antinomiques. Celles qui l’exercent sont accusées d’être « phalliques », comme si cette autorité appartenait nécessairement aux hommes. Dans ma pratique, je suis frappée de voir combien les femmes, toutes générations confondues, continuent de se heurter à des représentations du féminin qui les ligotent, les plongent dans des questionnements qui peuvent paraître dérisoires, mais qui sont terribles : est-ce que je peux coucher avec cet homme ? Est-ce que je peux laisser mes enfants, prendre du temps pour moi, gagner plus que mon conjoint ?… La psychanalyse est une entreprise de libération. On se cogne fatalement aux images et lieux communs qui freinent notre émancipation. À mon sens, la vraie puissance, celle qui nous rend charismatiques, motivés et motivants, c’est d’oser nos désirs profonds indépendamment de ce que nous croyons devoir être en tant que femme ou homme.

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Diana Unlimited Hors série

Toute l’actualité en France et à l’international, décryptages et débats. L’Humanité, ♦ Désintoxication ♦ Invention ♦ Diabolisation ♦ Diversion. Si la non-violence est la loi de l’humanité, l’avenir appartient aux femmes. Qui peut faire appel au coeur des hommes avec plus d’efficacité que la femme.. DIANA UNLIMITED FAUNES ET FEMMES MAGAZINE est un magazine web qui place la femme au cœur de sa ligne rédactionnelle. Vous pouvez découvrir en temps réel toute l’actualité concernant les femmes et les actes qui les concernent. Quelles sont les rubriques de ce magazine féminin ? Pourquoi devriez-vous découvrir Culture Femme ? Ci-dessous quelques mots sur ce magazine web.

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Valérie Colin-Simard : Cette question de la puissance du féminin, je l’ai rencontrée dans mon propre parcours. Elle s’est posée à ma mère et à ma grand-mère avant moi. Ma grand-mère était non seulement licenciée ès sciences, mais aussi l’assistante de Marie Curie. Lorsqu’elle s’est mariée, mon grand-père l’a obligée à s’arrêter de travailler. À l’inverse, c’est ma mère qui pourvoyait à nos besoins, car mon père avait eu un accident cérébral. Elle m’a élevée dans l’idée qu’il fallait être indépendante financièrement, réussir professionnellement, serrer les dents. Elle était passée du côté des hommes, et je me souviens qu’elle regardait avec la plus grande condescendance ses amies femmes au foyer. Elle m’a ainsi transmis son mépris de ce qui, en moi, ressemblait de près ou de loin à une femme. Dans un premier temps, j’ai suivi le même chemin. Aujourd’hui, dans mon cabinet, je suis sidérée de voir le nombre de femmes qui, même brillantes professionnellement, s’accordent peu de valeur.

Comme moi autrefois, elles ont intériorisé les seules valeurs masculines de performance, de rationalité, de rentabilité, d’efficacité… et trouvent dévalorisantes celles que l’on associe au féminin. Par exemple, elles se coupent de ce qu’elles ressentent. Pour beaucoup d’entre elles, seul compte l’intellect. Des mots comme douceur ou vulnérabilité sont presque devenus des insultes. Et pourtant, exprimer ce que nous ressentons nous donne de la puissance. Nous ne le savons pas assez. Nous sommes tous à la fois puissants et vulnérables, homme et femme. Et notre force naît de l’acceptation de cette réalité.

S.C. : Ce malaise que vous décrivez, entre ce qu’elles s’efforcent d’être dans leur vie sociale et ce qu’elles sont dans leur intimité, ne me semble pas être l’apanage des femmes. Il est aussi le lot de beaucoup d’hommes qui ne se satisfont pas de la combativité, la dureté, l’investissement qu’on leur demande dans le contexte économique qui est le nôtre. De manière générale, il touche ceux qui sont aux prises avec un « devoir-être » homme ou femme dans lequel ils ne se reconnaissent pas.

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V.C.-S. : Je suis d’accord, les hommes aussi peuvent se sentir coupés du féminin. Mais ils commencent à se réconcilier avec leurs émotions. De plus en plus, ils osent se montrer vulnérables. Les femmes, beaucoup moins. Elles mettent un point d’honneur à ne dépendre de personne. Certaines de mes patientes cherchent refuge dans la nourriture, seul soutien qu’elles s’accordent, et deviennent boulimiques. D’autres portent à bout de bras carrière et vie de famille sans s’autoriser à demander de l’aide à leur mari ou à leur entourage. Dans mon livre, j’invite les femmes à oser s’appuyer sur leurs vulnérabilités et à en découvrir la puissance.

Ce qui vous gêne, Sophie Cadalen, n’est-ce pas d’associer les qualités dont nous parlons à des pôles masculin ou féminin ?

S.C. : Je reconnais que nous sommes dans la dualité et l’ambivalence, tantôt forts ou faibles, dans la rationalité ou dans l’émotion. Freud préférait parler d’« actif » et de « passif » que de masculin ou de féminin, termes qui pouvaient prêter à confusion. Ce qui me dérange dans le fait de mettre la dureté, la force, la rationalité du côté des hommes, et l’intuition, la tendresse ou l’abandon du côté des femmes, c’est qu’on laisse croire à des « natures », masculine et féminine, fondées sur des différences physiques. Je préfère l’image chinoise du yin et du yang, symbolisant ces énergies complémentaires qui nous traversent dans un tourbillon propre à chacun.

V.C.-S. : Mais ces valeurs nous sont précieuses, elles sont une grille de lecture du monde et de nous-mêmes ! Parmi mes patientes, une chef d’entreprise ne comprenait pas pourquoi ses ordres n’étaient pas exécutés. Le jour où elle a osé dire : « Je suis inquiète pour la survie de l’entreprise, j’y ai pensé toute la nuit et j’ai vraiment besoin de votre soutien », ses employés se sont mis à coopérer. Savoir s’appuyer sur son féminin nous donne de la puissance. C’est aussi vrai pour les hommes. Notre nature profonde à tous, c’est d’être homme et femme à la fois. Il est urgent de retrouver l’équilibre entre ces deux facettes de notre être. Je parle évidemment du masculin et du féminin comme de principes, en aucun cas de dispositions naturelles.

S.C. : Pourquoi alors employer ces termes ? Ils entretiennent une forme de conditionnement. J’entendais ce matin à la radio un bout d’émission où il était question d’écologie. L’un des invités affirmait que la terre était le combat des femmes parce qu’elle était la mère matrice, ajoutant d’un ton faussement repentant : « Laissons la politique et l’économie aux hommes, elles ont bien mieux à faire. » Mais qui est cet homme pour me dire que je dois m’occuper de la terre, et laisser les entreprises aux hommes ? Ce type de discours est la conséquence logique des distinctions que vous faites.

On a beaucoup reproché à Margaret Thatcher de se montrer plus impitoyable qu’un homme, ou à Ségolène Royal de mettre en avant son identité de mère. Le pouvoir se conjugue-t-il différemment selon qu’il est masculin ou féminin ?

V.C.-S. : Le féminin n’est pas le seul apanage des femmes. Je me souviens du débat télévisé qui a opposé Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy entre les deux tours de la présidentielle. Avant de commencer, Patrick Poivre d’Arvor leur avait demandé comment ils se sentaient. Ségolène Royal a répondu d’un air pincé : « Très bien, très fière d’être ici, très heureuse, merci ! » Nicolas Sarkozy, lui, a osé développer ce qu’il ressentait, et cela lui a donné plus de présence. Il s’est appuyé sur son féminin.

S.C. : La féminité des femmes de pouvoir est sans cesse questionnée. Elle n’est jamais à la bonne place. Dans un magazine américain, il a été reproché à Hillary Clinton d’avoir
versé une larme en public. Elle aurait usé de son féminin de façon déloyale, comme on le reproche aussi à Rama Yade. Qu’elles en usent trop ou pas assez, le charme des femmes de pouvoir pose toujours problème. Celui de Barak Obama, lui, est reconnu comme une qualité supplémentaire. De leur côté, elles essuient des insultes d’une rare violence. Celles qui s’en sortent le mieux sont celles qui les laissent glisser pour revenir à leurs convictions politiques. Ségolène Royal a fait l’erreur d’entrer dans le jeu de la justification, d’en appeler à son ventre quand ce n’était pas le propos. Pas étonnant qu’on lui ait renvoyé cette question déplacée : « Qui va s’occuper des enfants ? »

On a récemment parlé d’affrontements en banlieue impliquant des gangs de filles, pour pointer le fait qu’elles deviennent aussi violentes que les garçons. Les filles justifient leur agressivité en avançant qu’il manque des figures positives. En gros, elles refusent d’incarner une féminité dominée.

V.C.-S. : La femme a été libérée dans la société, pas dans l’intimité. Nos grilles de lecture du féminin n’ont pas changé, nous les avons héritées de l’idéologie patriarcale : la maman et la putain. Ces carcans ne sont pas nouveaux.

N’avez-vous pas le sentiment qu’en associant le féminin à la douceur vous ne pouvez qu’agacer celles qui ne veulent pas être résumées à ça ?

V.C.-S. : Je ne dis pas aux femmes d’être seulement dans la douceur ! Je leur dis qu’elles ont le droit d’être fermes et douces à la fois. Je les invite à ne plus jouer le seul jeu des valeurs masculines et aussi à oser se réapproprier des valeurs du féminin telles que l’émotion, le lien, oser prendre le temps…

S.C. : Mais qui décide de ce qui est masculin ou féminin ? Sur quoi vous fondez-vous ?

V.C.-S. : Ces notions sont présentes et définies dans toutes les traditions spirituelles ou presque. Un livre, Le Sexe des âmes(1) de Charles Mopsik, montre ainsi la place des principes féminin et masculin dans le Talmud et la Kabbale. Dans le christianisme, les évangiles apocryphes nomment également le féminin et le masculin. Dans mon livre, j’ai voulu mettre ces concepts spirituels au service de la psychologie

S.C. : Les références à la religion nous mènent sur une pente glissante. Elles renvoient à des figures qui sont, pour moi, le prolongement fantasmatique des parents tout-puissants. Or, à mon sens, grandir, devenir adulte, élaborer sa propre masculinité ou féminité et trouver sa force supposent de pouvoir s’émanciper de ces imagos de père et de mère, dont on ne s’affranchit jamais complètement, mais qu’il faut pouvoir questionner pour être dans son propre désir.

1. Le Sexe des âmes de Charles Mopsik (Éditions de l’Éclat, 2003).

Ce qui est intéressant, c’est de comprendre pourquoi on continue de s’accrocher à ces images…

S.C. : Parce qu’elles donnent aux hommes et aux femmes un pouvoir auquel ils ne veulent pas renoncer. Celui, pour les premiers, de maintenir leur position de force dans la société et sur les femmes; celui, pour les secondes, de garder la mainmise sur le foyer et les enfants. Cet attachement est inconscient et n’empêche pas de s’élever en toute bonne foi contre la discrimination faite aux femmes. La psychanalyse nomme « phallus » cette puissance autour de laquelle nous construisons nos identités. C’est un symbole, celui du désir en érection. Ces phallus sont nombreux, chaque sexe brandit les siens : l’argent, la grosse voiture, la maternité, ou cette fameuse intuition féminine…

Mais, que la voiture explose, que l’intuition échoue, que la beauté se fane, et cette prétendue supériorité fond comme neige au soleil. La véritable force, celle que chaque individu, quel que soit son sexe, peut trouver, est celle qui n’est pas dupe de ces phallus, qui sait s’en servir sans s’identifier à eux, et qui s’appuie sur ses désirs singuliers. Dès lors, une femme sera puissante, qu’elle choisisse de planter des salades ou d’être entretenue par un homme. Sa force ne sera ni masculine ni féminine, elle sera celle de son désir.

V.C.-S. : Pour moi, si nous continuons de nous accrocher à ces images, c’est parce
que nous en avons besoin. Elles véhiculent un certain nombre de valeurs qui sont les
lunettes à travers lesquelles nous regardons le monde. Ces lunettes, nous avons aujourd’hui la liberté de les changer. Je voulais au départ intituler mon livre « Dieu est aussi une femme ». C’est écrit noir sur blanc dans la Bible : « Dieu a fait l’homme à Son image, homme et femme, Il le créa ». Il est donc, aussi, une femme. Et ce n’est jamais dit. Cela signifie que les valeurs du féminin sont en réalité aussi importantes que celles du masculin. Oser le féminin, c’est oser être soi.

Les débuts d’histoire et courants du féminisme


Le féminisme est un ensemble de mouvements et d’idées politiques, philosophiques et sociales, qui partagent un but commun : établir et atteindre l’égalité politique, économique, culturelle, sociale et juridique entre les femmes et les hommes. Quoique le terme « féminisme » ne prenne son sens actuel qu’à la fin du XIXe siècle, les idées de libération de la femme prennent leurs racines dès le siècle précédent, dit « des Lumières ». Continuer de lire Les débuts d’histoire et courants du féminisme

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